À l’heure où de nombreux actifs s’interrogent sur leur avenir financier, certaines professions continuent d’offrir des perspectives de retraite nettement plus favorables. Dans le secteur médical public, un métier se distingue par la solidité de ses pensions, souvent bien supérieures à la moyenne nationale. Un paramètre qui pèse de plus en plus dans les choix de carrière, notamment chez les jeunes générations soucieuses d’anticiper le long terme. Décryptage.
À lire absolument :
- Voici comment je gagne plus de 9 000 euros par mois en travaillant seulement 6 mois par an
- Vous voulez une retraite à taux plein ? Voici comment combler vos trimestres manquants rapidement grâce au CVE !
- Peut-on réellement gagner plus de 2 000 €/mois sans diplôme ? Ce métier vous embauche dès demain
Votre pension de retraite peut atteindre 2 500 à 3 500 € : quel est ce métier ?
En résumé :
Les praticiens hospitaliers occupent une place singulière dans le système de santé français. À l’heure des reconversions professionnelles et des arbitrages de long terme, le secteur médical fait partie des meilleurs choix pour une nouvelle carrière en 2026, tant pour la stabilité de l’emploi que pour les perspectives offertes à la retraite.
Leur statut d’agents non titulaires de l’État leur permet de bénéficier de règles de retraite spécifiques, éloignées à la fois du régime général classique et de celui des fonctionnaires.
À la clé, des pensions mensuelles fréquemment situées entre 2 500 et 3 500 euros, avec des situations dépassant les 3 000 euros.
Cette performance s’explique en grande partie par le calcul de la retraite de base assuré par la CNAV, la Caisse nationale d’assurance vieillesse. Celle-ci repose sur la moyenne des 25 meilleures années de revenus, un mode de calcul particulièrement favorable aux carrières médicales stables et bien rémunérées. Les trajectoires hospitalières continues y trouvent un avantage direct.
À ce socle s’ajoute le régime complémentaire de l’Ircantec, l’Institution de retraite complémentaire des agents non titulaires de l’État. Fonctionnant par points, il intègre l’ensemble des cotisations versées tout au long de la carrière.
Chaque période d’activité contribue ainsi à renforcer la pension finale. Selon le Groupe Pasteur Mutualité, cette architecture explique l’écart durable avec les pensions observées dans d’autres professions.
Les praticiens hospitaliers exerçant une activité libérale parallèlement à leur mission publique disposent d’un levier supplémentaire : la CARMF, la Caisse autonome de retraite des médecins de France. Retraite complémentaire, allocations supplémentaires de vieillesse et dispositifs de prévoyance viennent consolider le revenu global à l’âge de la retraite.
Cotisations élevées et carrière prolongée
Le niveau des pensions reflète un effort contributif conséquent. Les taux de cotisation sont élevés et la durée de carrière souvent longue, conséquence d’études médicales étendues et d’un début d’activité tardif. Beaucoup de praticiens choisissent aussi de poursuivre leur exercice au-delà de l’âge légal, ce qui ouvre droit à des mécanismes de surcote.
| Indicateur | Ordre de grandeur |
|---|---|
| Pension mensuelle observée | 2 500 € à 3 500 € |
| Calcul de la retraite de base | moyenne des 25 meilleures années |
| Régime complémentaire principal | Ircantec |
| Régime additionnel possible | CARMF |
| Âge courant de départ | 62 à 67 ans |
Quelles sont les conditions de départ à la retraite ?
L’âge légal de départ est fixé à 62 ans. Pour obtenir une pension de base à taux plein, il faut valider entre 167 et 172 trimestres selon l’année de naissance. À défaut, une décote s’applique, même si les carrières hospitalières remplissent généralement ces critères.
Les praticiens peuvent prolonger leur activité jusqu’à 67 ans, âge du taux plein automatique, voire au-delà dans certaines situations familiales. Cette poursuite d’activité augmente mécaniquement le montant de la pension grâce aux surcotes.
Le cumul emploi-retraite constitue une autre option courante. Il autorise la poursuite d’une activité médicale après liquidation des droits, dans la limite de 910 heures annuelles ou d’un plafond de revenus indexé sur le plafond annuel de la sécurité sociale. Une flexibilité appréciée dans un métier où l’expérience reste fortement valorisée.
Je m’intéresse aux questions économiques, à la vie des entreprises et aux enjeux liés à la retraite. À travers mes articles, je décrypte l’actualité du monde du travail et du patrimoine, avec l’objectif d’apporter des informations claires, pratiques et utiles à celles et ceux qui souhaitent mieux comprendre les évolutions du système économique et leurs impacts sur leur quotidien.