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Stabiliser une palette avec le film étirable : ce qu’il faut savoir

La sécurisation d’une palette est une étape souvent sous-estimée dans la chaîne logistique, alors qu’elle conditionne directement la tenue des marchandises lors du transport et du stockage. Le film étirable est aujourd’hui l’un des matériaux les plus utilisés en entrepôt pour assurer la cohésion d’une charge palettisée. Encore faut-il savoir lequel choisir, comment l’appliquer et quelles précautions respecter pour obtenir un résultat fiable dans la durée.

Quel film étirable choisir pour une palettisation efficace ?

Le choix du film étirable dépend avant tout de la nature de la charge à conditionner. Pour des palettes légères composées de cartons standards, un film manuel en polyéthylène basse densité (LLDPE) d’une épaisseur comprise entre 17 et 20 microns constitue une solution adaptée à la plupart des situations. Pour des charges plus lourdes, irrégulières ou des volumes importants à traiter en série, le film machine ou le film pré-étiré s’impose. Il offre une résistance à la déchirure supérieure et une consommation de matière plus maîtrisée.

Le taux d’élongation est un paramètre central dans la sélection d’un film étirable pour stabiliser une palette : trop faible, il ne retient pas efficacement les produits entre eux ; trop élevé, il risque d’endommager les emballages fragiles ou de comprimer les produits de manière excessive. Adaptez donc ce paramètre à chaque type de charge avant toute mise en œuvre.

Le choix d’un équipement professionnel adapté à un usage précis suit d’ailleurs une logique commune à de nombreux secteurs. Pour tout achat destiné à représenter ou à accompagner votre activité, les critères de sélection méritent d’être pensés avec soin bien en amont de la commande.

Stabiliser une palette avec le film étirable

Comment poser le film en assurant la cohésion des produits ?

La technique de pose du film est tout aussi déterminante que son choix. Une application incorrecte, même avec un film de qualité, peut compromettre la tenue de la palette dès les premières manipulations.

La pose doit débuter par la base de la palette, en incluant les montants en bois dans les premières spires. Cette étape est fondamentale, car elle solidarise la charge à son support et évite tout glissement vers le bas en cours de transport. La montée se fait ensuite en spirale, avec un chevauchement d’au moins un tiers de largeur entre chaque tour, afin de garantir une continuité de résistance sur toute la hauteur de la charge.

En haut de la palette, plusieurs allers-retours verticaux viennent renforcer la cohésion d’ensemble. Cette technique est particulièrement recommandée pour les charges hautes ou instables, où le risque de bascule est plus marqué. Pour finir, le film doit être solidement ancré en bout de course, soit en le collant sur lui-même, soit en le glissant sous une spire précédente. Un film mal terminé se déroulera sous l’effet des vibrations au cours du transport, ce qui annule l’ensemble du travail de palettisation.

Les règles essentielles pour un emballage résistant en entrepôt

Au-delà de la technique de pose, plusieurs principes de bon sens conditionnent la solidité de la palette dans le temps, aussi bien en phase de stockage qu’au cours de la manutention.

La stabilité d’une palette commence par l’équilibre de la charge elle-même. Une base large et plane, une répartition homogène du poids et le respect de la charge maximale sont des prérequis sur lesquels aucun film, aussi résistant soit-il, ne peut compenser. Le nombre de passes à réaliser varie en fonction du poids et de la forme de la charge. Une palette standard nécessite en pratique entre trois et cinq passages complets, et ce nombre doit augmenter à mesure que la charge est lourde ou irrégulière.

En entrepôt, veillez à l’intégrité du film lui-même. Un film perforé ou partiellement déchiré perd une grande partie de ses propriétés mécaniques et ne remplit plus sa fonction de maintien. Tout contact avec des surfaces abrasives, des angles de rayonnage ou des éléments tranchants doit être évité. Ces dommages sont souvent invisibles à l’œil nu jusqu’à ce que la palette se déstabilise en cours de manipulation. Les chutes de charges en entrepôt figurent d’ailleurs parmi les principales causes d’accidents du travail dans le secteur logistique. Cela souligne à quel point la qualité de la palettisation est un enjeu de sécurité à part entière.

Un dernier contrôle visuel avant l’expédition reste indispensable pour détecter d’éventuelles zones non couvertes ou des tensions insuffisantes. Cette vérification systématique, rapide à mettre en œuvre, évite bon nombre de litiges et de pertes liés à des marchandises endommagées en transit.

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