Créer son businessSASU VS EURL : comparaison des avantages pour bien choisir

SASU VS EURL : comparaison des avantages pour bien choisir

Choisir entre SASU et EURL représente l’une des décisions les plus structurantes pour un entrepreneur. Ces deux statuts juridiques unipersonnels offrent chacun des avantages distincts selon votre profil, vos objectifs et votre stratégie de développement. La SASU privilégie la flexibilité et l’ouverture capitalistique tandis que l’EURL mise sur l’optimisation des charges sociales et un cadre juridique balisé.

SASU : la flexibilité au service de l’ambition entrepreneuriale

La SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) se distingue par sa souplesse statutaire exceptionnelle. Cette forme juridique convient particulièrement aux projets nécessitant une architecture sur-mesure et une capacité d’évolution rapide.

Le président de SASU bénéficie du statut d’assimilé salarié, rattaché au régime général de la Sécurité sociale. Cette affiliation garantit une protection sociale étendue : couverture maladie complète, indemnités journalières, droits à la retraite du régime général. Cependant, cette protection a un coût : les charges sociales représentent environ 75 à 85% de la rémunération brute.

Côté fiscal, la SASU est soumise par défaut à l’impôt sur les sociétés (IS), avec possibilité d’opter temporairement pour l’impôt sur le revenu sous certaines conditions. Les dividendes échappent aux cotisations sociales et subissent uniquement le prélèvement forfaitaire unique de 30% (ou l’option pour le barème progressif).

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EURL : l’optimisation des coûts sociaux et la simplicité

L’EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) privilégie un cadre juridique encadré et des charges sociales allégées. Le gérant associé unique relève du régime des travailleurs non-salariés (TNS), affilié à la Sécurité sociale des indépendants.

Cette affiliation présente l’avantage de cotisations sociales réduites : environ 40 à 46% de la rémunération. En contrepartie, la protection sociale reste plus limitée, souvent complétée par des contrats Madelin pour la prévoyance, la retraite et la santé.

Particularité importante de l’EURL : les dividendes sont soumis aux cotisations sociales au-delà de 10% du capital social augmenté des primes d’émission et de la moyenne du compte courant d’associé. Cette spécificité peut impacter significativement la stratégie de rémunération du dirigeant.

L’EURL est imposée par défaut à l’impôt sur le revenu, avec possibilité d’opter pour l’IS. Cette flexibilité fiscale permet d’adapter l’imposition selon les bénéfices réalisés et la stratégie de développement.

Comparaison des régimes sociaux : un enjeu déterminant

Le régime social du dirigeant constitue la différence majeure entre ces deux formes juridiques. Cette distinction impacte directement le coût de revient de la rémunération et le niveau de protection sociale.

En SASU : assimilé salarié, protection maximale

  • Charges sociales élevées : 75-85% de la rémunération brute
  • Protection complète : régime général, indemnités journalières, congés maternité/paternité
  • Absence de cotisations minimales : pas de charges si aucune rémunération
  • Gestion administrative : bulletins de paie obligatoires, déclarations sociales nominatives

En EURL : travailleur non-salarié, charges optimisées

  • Charges sociales allégées : 40-46% de la rémunération
  • Protection de base : SSI, couverture moins étendue
  • Cotisations minimales : environ 1 000 à 1 500€ annuels même sans rémunération
  • Gestion simplifiée : procès-verbal de fixation de rémunération

Stratégies de rémunération et optimisation fiscale

Le choix entre SASU et EURL influence directement votre stratégie de rémunération. Chaque statut présente des avantages selon votre situation personnelle et vos objectifs financiers.

En SASU, l’optimisation passe souvent par un arbitrage salaire/dividendes. Un salaire modéré permet de limiter les charges sociales tout en conservant une protection sociale, complété par des dividendes exonérés de cotisations. Cette approche convient particulièrement aux dirigeants privilégiant la protection sociale et la flexibilité capitalistique.

En EURL, l’optimisation se concentre sur le respect du seuil de 10% pour les dividendes. Au-delà de ce seuil, les distributions deviennent moins attractives fiscalement. Cette contrainte oriente souvent vers une rémunération plus importante du gérant, bénéficiant de charges sociales réduites.

Perspectives d’évolution et ouverture du capital

La capacité d’évolution de votre structure constitue un critère de choix essentiel, particulièrement si vous envisagez une croissance rapide ou une levée de fonds.

La SASU excelle dans l’ouverture capitalistique. Sa transformation automatique en SAS lors de l’entrée d’un nouvel associé, ses statuts modulables et sa gouvernance flexible séduisent les investisseurs. Les clauses d’agrément, de préemption ou d’exclusion s’intègrent naturellement dans les statuts.

L’EURL présente plus de rigidité pour l’évolution. Sa transformation en SARL nécessite des formalités plus lourdes et une refonte des statuts. Cette contrainte peut freiner les projets de développement rapide ou d’ouverture du capital.

Maintien des allocations chômage : stratégies adaptées

Le maintien de l’ARE (Allocation de Retour à l’Emploi) préoccupe légitimement les entrepreneurs en transition. Les règles diffèrent selon le statut choisi et le régime fiscal adopté.

En SASU soumise à l’IS, l’absence de rémunération permet généralement le maintien intégral de l’ARE. Les dividendes n’impactent pas les droits, offrant une flexibilité appréciable lors du lancement.

En EURL, la situation se complexifie. À l’IS, l’absence de rémunération et de dividendes assujettis préserve l’ARE. À l’IR, les bénéfices servant d’assiette aux cotisations sociales peuvent réduire ou supprimer les allocations.

Obligations comptables et gestion administrative

Les deux statuts imposent une comptabilité complète avec bilan, compte de résultat et annexes. Cependant, les obligations administratives diffèrent sensiblement.

La SASU nécessite une gestion plus sophistiquée : assemblées générales, rapports de gestion au-delà de certains seuils, commissaire aux comptes si dépassement des seuils légaux. Cette complexité administrative s’accompagne d’une flexibilité statutaire permettant d’adapter la gouvernance aux besoins spécifiques.

L’EURL suit un cadre plus standardisé mais moins flexible. Les règles de fonctionnement, largement définies par le Code de commerce, limitent les possibilités de personnalisation mais simplifient la gestion courante.

Au-delà des différences de fonctionnement, certaines formalités demeurent communes aux deux statuts, à commencer par le rôle de l’annonce légale dans la création d’entreprise, qui conditionne la validité de l’immatriculation.

Sa publication officialise la naissance juridique de la société et s’inscrit dans un ensemble d’obligations administratives incontournables, quel que soit le statut retenu.

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