La revalorisation des pensions prévue au 1er janvier 2026 était attendue après plusieurs mois d’incertitude. Si l’augmentation est bien confirmée, son effet réel sur le montant perçu risque de surprendre de nombreux retraités. Entre inflation modérée, règles de calcul et prélèvements sociaux, la hausse affichée peut se transformer en gain minime, voire en recul du net versé. Décryptage.
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Une revalorisation confirmée mais nettement amoindrie
Le projet initial de gel des pensions, envisagé dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, a finalement été écarté lors du vote parlementaire de décembre 2025. Les pensions de base suivent donc à nouveau le mécanisme d’indexation prévu par le Code de la Sécurité sociale.
L’évolution retenue repose sur l’inflation mesurée par l’Insee entre décembre 2024 et novembre 2025. Résultat : un taux de revalorisation fixé à 0,9 %, appliqué au 1er janvier 2026 via un coefficient de 1,009. Cette progression reste nettement inférieure à celles des deux années précédentes, marquées par une inflation plus forte.
Des gains bruts modestes pour la majorité des retraités
Appliquée aux pensions, cette revalorisation se traduit par des hausses limitées, calculées sur le montant brut :
| Pension brute avant 2026 | Pension revalorisée | Gain mensuel brut |
|---|---|---|
| 800 € | 807,20 € | +7,20 € |
| 1 000 € | 1 009 € | +9 € |
| 1 200 € | 1 210,80 € | +10,80 € |
| 1 500 € | 1 513,50 € | +13,50 € |
Ces montants donnent une indication théorique. Ils ne préjugent pas du versement réellement perçu sur le compte bancaire.
Quand la hausse brute se heurte aux prélèvements sociaux
C’est à ce stade que le mécanisme peut devenir défavorable : votre pension va baisser en janvier 2026 si vous dépassez ces seuils, malgré la revalorisation officiellement annoncée. La pension nette dépend en effet des prélèvements sociaux appliqués, en particulier la CSG, la CRDS et la contribution additionnelle.
Le taux retenu dépend du revenu fiscal de référence et du nombre de parts du foyer. Un simple dépassement de seuil peut entraîner un changement de tranche, notamment un passage de 6,6 % à 8,3 % de CSG. Dans ce cas, la hausse liée à la revalorisation est partiellement, voire totalement, absorbée.
Concrètement, une pension brute portée de 1 200 € à 1 210,80 € peut se traduire par un montant net inférieur à celui perçu le mois précédent, malgré l’augmentation annoncée. Cette situation concerne surtout les retraités situés à la limite des barèmes fiscaux, pour qui quelques euros supplémentaires suffisent à modifier le taux de prélèvement.
Je m’intéresse aux questions économiques, à la vie des entreprises et aux enjeux liés à la retraite. À travers mes articles, je décrypte l’actualité du monde du travail et du patrimoine, avec l’objectif d’apporter des informations claires, pratiques et utiles à celles et ceux qui souhaitent mieux comprendre les évolutions du système économique et leurs impacts sur leur quotidien.