Management & RHNeige, verglas, inondations : devez-vous vraiment braver les intempéries pour aller travailler?...

Neige, verglas, inondations : devez-vous vraiment braver les intempéries pour aller travailler? Risquez vous des sanctions?

À chaque épisode hivernal, la question se pose avec acuité pour les salariés confrontés à des déplacements risqués. Le droit distingue l’obligation de se rendre au travail et les situations exceptionnelles relevant de la force majeure. Sécurité des personnes, conditions de transport et bonne foi constituent les critères centraux d’appréciation. Décryptage.

À découvrir absolument :

  1. Saviez-vous que vous risquez de perdre vos allocations chômage si vous refusez un CDI ?
  2. Saviez-vous que vous risquez gros en ne déclarant pas votre Livret A à l’administration?
  3. Allez-vous vraiment jeter vos jours de congés payés à la poubelle ?

Travailler malgré la neige : le principe et ses limites

En règle générale, le contrat de travail ou le statut impose la présence sur le lieu de travail. Une exception existe lorsque les intempéries rendent les déplacements impossibles.

Dans la fonction publique, un agent absent ou en retard pour cause de force majeure ne peut pas être sanctionné disciplinairement, selon les principes rappelés par Service-public.fr. L’analyse repose sur des éléments concrets : routes impraticables, transports interrompus, consignes des autorités.

La bonne foi du salarié ou de l’agent reste décisive. Si les transports fonctionnent ou si le domicile est proche du lieu de travail, l’obligation de se présenter demeure.

Une absence injustifiée, en l’absence de force majeure caractérisée, peut alors exposer le salarié à une sanction pouvant aller jusqu’au licenciement disciplinaire, selon la gravité de la situation et les règles applicables dans l’entreprise.

Neige et équipements : les effets de la loi montagne

Entre le 1er novembre et le 31 mars, la loi montagne impose, dans certaines zones, des pneus hiver ou des chaînes. Depuis le 1er janvier 2024, les sanctions s’appliquent pleinement.

Manquement constatéSanction encourueMesure complémentaire
Absence d’équipement obligatoire en zone concernée135 € d’amende forfaitaireImmobilisation possible du véhicule
Circulation malgré une interdiction préfectoraleAmende majoréeMise en fourrière éventuelle

Si la circulation n’est pas interdite par arrêté préfectoral, l’absence d’équipement ne justifie pas une absence professionnelle.

Retard ou absence pour force majeure : quelles conséquences salariales ?

Même reconnue, la force majeure n’ouvre pas automatiquement droit au maintien du salaire. Une retenue proportionnelle à la durée de l’absence peut être appliquée.

Pour en limiter l’impact, plusieurs solutions peuvent être proposées :

  • La récupération des heures non travaillées
  • L’imputation sur des congés ou des jours de RTT
  • Le recours ponctuel au télétravail

Intempéries et droit de retrait : un usage encadré

Dans le secteur privé, le droit de retrait peut être invoqué lorsque les conditions météorologiques exposent à un danger grave et imminent, à condition que l’impossibilité de se déplacer soit établie. Dans ce cas, la rémunération est maintenue.

Dans la fonction publique, notamment dans l’éducation nationale, ce droit peut également s’appliquer si la force majeure est caractérisée et si la bonne foi de l’agent est démontrée.

En cas de litige, les organisations syndicales, dont la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques, peuvent accompagner les salariés et agents dans leurs démarches.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Dernières publications

📩 Ne ratez plus les infos qui comptent pour vous

Inscrivez-vous gratuitement à notre newsletter et recevez des conseils pratiques et des actus essentielles sur :

  • 💼 Votre carrière 

  • 🧓 La retraite

  • 🚀 Les tendances du marché

  •  

1 à 2 emails par semaine. Désinscription possible à tout moment, en 1 clic en bas de chaque newsletter