Le minimum vieillesse sera de nouveau revalorisé au 1er janvier 2026. Pour les retraités disposant des revenus les plus faibles, l’allocation de solidarité aux personnes âgées atteindra un plafond mensuel de 1 043,59 euros. Cette évolution suit la revalorisation des pensions de base, dans un contexte où les dépenses contraintes restent élevées pour de nombreux seniors. L’accès à ce dispositif demeure soumis à des critères précis, qui en excluent une partie. Alors, qui sont les retraités éligibles ?
À lire absolument :
- Pouvoir d’achat des retraités : où se situe votre pension par rapport au minimum vieillesse ?
- Retraite : malgré la hausse de 0,9%, vous allez peut-être subir une baisse de leur pension en 2026
- Retraite : faites-vous partie des rares éligibles à cette aide précieuse ? découvrez le ici
Une hausse encadrée par la réglementation retraite
En résumé :
La circulaire diffusée par la Caisse nationale d’assurance vieillesse confirme les montants applicables à l’Aspa en 2026.
Pour une personne seule, le plafond mensuel progresse de 0,9 %, passant de 1 034,28 euros en 2025 à 1 043,59 euros. Pour un couple, le seuil maximal est fixé à 1 620,18 euros par mois.
Cette revalorisation s’appliquera aux 600 000 bénéficiaires concernés par les nouveaux seuils de l’ASPA, selon les données communiquées par la caisse nationale d’assurance vieillesse.
Ces montants constituent à la fois un revenu minimal garanti et un plafond de ressources. Dès lors que les revenus du foyer dépassent ces seuils, l’allocation n’est plus versée.
Un minimum vieillesse versé comme complément de revenus
L’Aspa intervient uniquement pour compléter les ressources existantes. Elle permet de porter les revenus du bénéficiaire jusqu’au plafond réglementaire, sans jamais le dépasser. Un retraité percevant 800 euros de pension pourra ainsi recevoir 243,59 euros d’allocation. Pour les couples, le calcul s’effectue sur la base des ressources globales du ménage.
La plupart des revenus sont pris en compte, notamment les pensions, rentes et certains produits du patrimoine. L’aide personnalisée au logement et la valeur de la résidence principale restent exclues. L’Aspa demeure non imposable et ouvre généralement droit à la complémentaire santé solidaire.
Les plafonds de ressources applicables en 2026 sont résumés ci-dessous.
| Situation du foyer | Plafond annuel de ressources | Plafond mensuel |
|---|---|---|
| Personne seule | 12 523,14 € | 1 043,59 € |
| Couple (deux bénéficiaires) | 19 442,21 € | 1 620,18 € |
| Couple (un seul bénéficiaire) | 19 442,21 € | jusqu’à 1 043,59 € |
Des conditions d’accès restrictives
Les critères déterminants pour l’attribution sont les suivants :
- Des ressources inférieures aux plafonds fixés
- Une résidence stable sur le territoire français
- Un âge minimum de 65 ans, sauf exceptions
- Une situation administrative régulière pour les non-nationaux
Dans un couple où un seul membre perçoit l’Aspa, l’allocation complète uniquement ses revenus, sous réserve que les ressources du ménage restent inférieures au plafond applicable.
Aspa et succession : une récupération limitée
L’Aspa peut être récupérée au décès du bénéficiaire si l’actif net successoral dépasse 108 586,14 euros en métropole, ou 150 000 euros dans certains départements d’outre-mer. En dessous de ces seuils, aucune somme n’est réclamée.
La récupération est plafonnée. En 2026, les caisses de retraite ne pourront demander plus de 8 463,42 euros par an pour une personne seule et 11 322,77 euros pour un couple, ce qui limite l’impact sur l’héritage tout en rappelant le caractère subsidiaire du minimum vieillesse.
Je m’intéresse aux questions économiques, à la vie des entreprises et aux enjeux liés à la retraite. À travers mes articles, je décrypte l’actualité du monde du travail et du patrimoine, avec l’objectif d’apporter des informations claires, pratiques et utiles à celles et ceux qui souhaitent mieux comprendre les évolutions du système économique et leurs impacts sur leur quotidien.