Le salaire minimum portugais a été relevé au 1er janvier, une évolution attendue par une large partie des salariés. Il atteint désormais 920 euros bruts mensuels, soit une augmentation de 50 euros. Cette décision, issue d’un accord entre le gouvernement et les partenaires sociaux, concerne directement plusieurs centaines de milliers de travailleurs. Elle s’inscrit dans une stratégie de revalorisation progressive des bas revenus, dans un pays encore marqué par de fortes disparités salariales.
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Une hausse qui concerne plus d’un tiers des salariés
En résumé :
Selon les données de la sécurité sociale, près de 35 % des travailleurs perçoivent le salaire minimum au Portugal. Ce niveau de rémunération reste central dans de nombreux secteurs à faible valeur ajoutée, où il constitue la norme salariale.
Malgré la revalorisation, le Portugal demeure en retrait par rapport à d’autres pays européens. L’écart reste net avec sa voisine, l’Espagne, où le salaire minimum s’élève à 1 184 euros mensuels. À titre de comparaison, le salaire moyen en France en 2025 se situe à un niveau sensiblement plus élevé que le salaire minimum portugais, malgré les revalorisations engagées.
Le gouvernement portugais assume une montée en puissance graduelle, afin de concilier amélioration des revenus et stabilité économique.
Les grandes étapes prévues par l’exécutif sont les suivantes :
- Porter le salaire minimum à 1 020 euros en 2028
- Atteindre 1 150 euros à l’horizon 2030
- Maintenir un cadre de négociation avec les partenaires sociaux pour ajuster le calendrier
Un salaire minimum exonéré d’impôt sur le revenu
Sur une base annuelle, le salaire minimum brut atteint 12 880 euros. Rapporté à douze mois, cela correspond à environ 1 073 euros mensuels, un mode de calcul fréquemment utilisé dans les comparaisons européennes.
Le gouvernement a relevé le seuil de non-imposition à ce niveau, ce qui signifie que les salariés rémunérés au minimum légal ne paieront pas l’impôt sur le revenu (IRS) à partir de 2026.
Cette orientation fiscale vise à préserver le revenu disponible des ménages modestes, alors que l’inflation reste contenue mais persistante, autour de 2 % par an.
| Indicateur | Montant |
|---|---|
| Salaire minimum brut mensuel | 920 € |
| Augmentation annuelle | + 50 € |
| Salaire minimum brut annuel | 12 880 € |
| Équivalent mensuel sur 12 mois | 1 073 € |
| Part des salariés concernés | 35 % |
| Objectif officiel pour 2028 | 1 020 € |
| Objectif officiel pour 2030 | 1 150 € |
Le logement continue de peser sur le pouvoir d’achat
Si le coût de la vie reste inférieur à celui observé en France, l’écart se réduit. Les dépenses liées au logement constituent le principal facteur de tension. En cinq ans, les prix de l’immobilier ont progressé de plus de 50 %, sous l’effet de la pression dans les grandes métropoles.
À Lisbonne ou à Porto, un ménage doit désormais disposer d’environ 2 500 euros de revenus mensuels pour vivre confortablement. Pour une personne seule, le seuil minimal est estimé à 1 200 euros.
Dans ces conditions, la revalorisation du salaire minimum améliore les revenus nominaux, sans effacer les fragilités persistantes du pouvoir d’achat, encore inférieur d’environ 44 % à la moyenne française.
Je m’intéresse aux questions économiques, à la vie des entreprises et aux enjeux liés à la retraite. À travers mes articles, je décrypte l’actualité du monde du travail et du patrimoine, avec l’objectif d’apporter des informations claires, pratiques et utiles à celles et ceux qui souhaitent mieux comprendre les évolutions du système économique et leurs impacts sur leur quotidien.