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Arrêts maladie : tout ce qui change au 1er septembre 2026 (téléconsultations et plafonds de 31/62 jours)

Les arrêts maladie vont changer de cadence à partir du 1er septembre 2026. La règle devient simple sur le papier, plus contraignante dans la vraie vie : 31 jours maximum pour une première prescription, puis 62 jours maximum à chaque prolongation. Le médecin peut dépasser ces plafonds, mais uniquement avec une justification médicale explicite. Derrière ces chiffres, l’objectif affiché est de mieux contrôler les dépenses d’indemnités journalières et de limiter l’absentéisme, tout en gardant la possibilité d’arrêts longs quand l’état de santé l’impose. Pour les salariés, les employeurs et les soignants, le changement majeur, c’est la multiplication probable des renouvellements, donc plus de rendez-vous, plus de paperasse, plus de contrôles.

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Le décret fixe 31 jours et 62 jours, avec dérogations médicales

À compter du 1er septembre 2026, la durée d’un arrêt de travail n’est plus laissée entièrement à l’appréciation du prescripteur. Le plafond par défaut est de 31 jours pour une première prescription, puis 62 jours pour une prolongation. La mesure s’applique aux professionnels habilités à prescrire, dont les médecins, les sages-femmes et les chirurgiens-dentistes. Avant cette date, aucune durée maximale n’était prévue, même si des durées indicatives existaient selon les situations.

Dans la pratique, ça change la chronologie d’un arrêt long. Exemple concret : une personne opérée avec une convalescence estimée à trois mois. Avant, un arrêt de trois mois pouvait être rédigé d’emblée. À partir de septembre 2026, la première période sera en principe d’un mois, puis il faudra une prolongation, et parfois une seconde. Les arrêts longs restent possibles, mais ils passent plus souvent par des étapes administratives successives.

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La réforme prévoit aussi une porte de sortie : le médecin peut dépasser ces plafonds si l’état de santé le justifie, à condition de le motiver. Pour certains renouvellements au-delà de trois mois, il est prévu qu’un avis du service du contrôle médical de l’Assurance maladie puisse être sollicité. Nuance importante : il n’existe pas de durée maximale d’arrêt tant que la situation médicale le justifie, mais le chemin pour y parvenir devient plus balisé.

Motif écrit à l’Assurance maladie, confidentialité maintenue côté employeur

Autre changement à partir du 1er septembre 2026, le prescripteur devra justifier par écrit le motif de l’arrêt sur les documents transmis à l’Assurance maladie. L’idée est de renforcer la traçabilité et de faciliter les contrôles. Point clé pour les salariés : rien n’est censé apparaître sur le volet destiné à l’employeur, ce qui maintient la confidentialité des informations médicales dans la relation de travail.

Concrètement, cette exigence peut rallonger le temps de consultation, surtout quand l’arrêt est prolongé. Chaque renouvellement plafonné à 62 jours implique, de fait, une nouvelle prescription et donc une nouvelle justification. Pour un salarié en arrêt prolongé pour trouble musculo-squelettique, par exemple, le suivi médical régulier peut être une bonne chose, mais il peut aussi devenir une contrainte si l’accès au médecin traitant est compliqué.

Ce renforcement de la justification écrite s’inscrit dans une logique de contrôle, mais il comporte une zone de friction : la charge administrative repose davantage sur les cabinets et sur les services qui traitent les dossiers. Les entreprises, elles, risquent de voir plus de « micro-événements » d’absence, avec des dates de fin qui reviennent plus souvent. Et côté salarié, ça peut donner le sentiment d’être davantage « sous surveillance », même si le contenu médical reste hors de portée de l’employeur.

Téléconsultation limitée à 3 jours hors médecin traitant : IJ inchangées

La réforme encadre aussi la prescription en téléconsultation : hors médecin traitant, l’arrêt est limité à 3 jours. L’objectif est de réduire les prescriptions jugées trop faciles à obtenir à distance, tout en conservant la téléconsultation comme outil utile. Exemple : une gastro-entérite avec symptômes nets. Trois jours peuvent couvrir le pic, mais si l’état dure, il faudra un suivi, souvent en présentiel ou via le médecin traitant.

Sur l’indemnisation, le texte ne change pas tout. Le montant maximal des IJSS reste le même, avec un plafond indiqué à 41,95 € par jour pour les arrêts prescrits à compter de février 2026, et le délai de carence demeure à trois jours. Autrement dit, la réforme joue surtout sur la durée des prescriptions et sur le contrôle, pas sur la formule de calcul ni sur le principe d’indemnisation.

Pour les services RH et paie, l’effet attendu est très opérationne l: plus de renouvellements, donc plus de dossiers à mettre à jour, plus de signalements, plus de suivi. Côté salarié, il faut anticiper une règle simple : si l’arrêt se prolonge, mieux vaut caler tôt un rendez-vous pour éviter une rupture de prescription. La réforme peut améliorer le pilotage des absences, mais elle risque aussi de déplacer le problème vers l’accès aux soins, surtout dans les zones où obtenir un créneau médical relève déjà du parcours du combattant.

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