Retraite2 syndicats, hausse de pension en 2026, vote clé Agirc-Arrco, l’action qui...

2 syndicats, hausse de pension en 2026, vote clé Agirc-Arrco, l’action qui peut surprendre des millions de retraités

Gel en 2025, colère chez les retraités, et maintenant un scénario qui revient sur la table: une hausse de la retraite complémentaire Agirc-Arrco en 2026, poussée par une action des syndicats. Pas un « bonus » tombé du ciel, plutôt un bras de fer sur l’interprétation des accords qui pilotent le régime. Et quand les partenaires sociaux sentent que le dossier leur échappe, ils se remettent à parler – vite.

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Le truc, c’est que tout le monde mélange deux sujets: la revalorisation « politique » (décidée en négociation) et la hausse « technique » du net (quand ta CSG change). Les deux peuvent jouer en 2026, parfois dans le même sens, parfois non. Du coup, si tu veux comprendre pourquoi ta pension pourrait monter, il faut regarder les leviers un par un, et ce que cette fameuse action peut vraiment déclencher.

Pourquoi la revalorisation Agirc-Arrco a été gelée en 2025

En temps normal, l’Agirc-Arrco revalorise les pensions chaque année, avec une règle indexée sur l’inflation. C’est le mécanisme « classique »: on regarde l’évolution des prix, on applique une hausse, et la valeur de service du point suit. Sauf qu’en 2025, faute d’accord entre syndicats et patronat au conseil d’administration, il n’y a pas eu de revalorisation au 1er novembre. Zéro. Et ça, pour beaucoup, ça a sonné comme une trahison.

Pour mesurer ce que ça représente, il faut se rappeler des années précédentes: +4,9 % au 1er novembre 2023, puis +1,6 % au 1er novembre 2024. Quand tu passes de hausses visibles à une année blanche, tu le sens sur le budget courses, sur les factures, sur tout. Même si l’inflation 2025 était attendue autour de 1 % hors tabac, une hausse restait possible dans une fourchette allant grosso modo de 0,2 % à 1 % selon la marge de manœuvre prévue. Là, rien.

J’ai eu au téléphone un retraité ancien cadre commercial, 72 ans, qui touche environ 520 euros d’Agirc-Arrco par mois. Il ne te parle pas d’optimisation financière, lui. Il te dit juste: « En 2023, j’ai respiré, en 2024 ça a suivi, et en 2025 on m’a dit d’attendre. » Attendre quoi? Que les adultes se remettent d’accord autour d’une table. Quand ton complémentaire sert à payer la mutuelle, l’attente, c’est pas une posture.

Le point clé, c’est que l’Agirc-Arrco est gérée paritairement. Pas l’État qui tranche, mais des partenaires sociaux qui négocient. Ça peut produire des accords solides, mais ça peut aussi bloquer. Et quand ça bloque, la revalorisation saute, même si des règles existent. Résultat: le gel 2025 est devenu le symbole d’un pilotage jugé incohérent par une partie des syndicats, qui estiment que le régime a les moyens de faire mieux.

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L’action en justice envisagée par les syndicats, concrètement

Ce qui change la donne, c’est l’idée d’une action judiciaire. Les syndicats évoquent la possibilité d’assigner, en s’appuyant sur l’interprétation des accords qui encadrent le fonctionnement du régime, notamment ceux signés récemment et censés guider les décisions de revalorisation. En clair: si la négociation n’aboutit pas, ils veulent tenter de faire reconnaître qu’une compensation est due, partielle ou totale, du fait de l’absence de hausse en 2025.

On parle bien d’un levier de pression autant que d’un recours. Parce qu’une procédure, c’est long, c’est technique, et ça n’a rien d’automatique. Mais dans un rapport de force, la simple préparation d’un dossier peut peser. Des juristes syndicaux travailleraient déjà sur les modalités possibles, et le signal envoyé au patronat est limpide: « Si vous refusez toute hausse, on sort du terrain de la discussion et on va au tribunal. » Ce n’est pas un détail, c’est une escalade.

Un avocat en droit social avec qui j’avais bossé sur un autre dossier – un vieux briscard, lui aussi – me résumait ça sans détour: « Quand tu passes du compromis à l’assignation, tu changes de langage. Tu forces l’autre camp à justifier ses choix devant un juge, et pas juste devant des partenaires. » Ça ne dit pas que les syndicats gagneront. Ça dit que le coût politique et symbolique du blocage augmente d’un cran.

La nuance importante, c’est qu’une action en justice ne fabrique pas une revalorisation magique. Elle vise plutôt à contester l’absence de hausse au regard des textes qui organisent le pilotage du régime. Si ça aboutit, l’effet recherché serait une compensation, et donc une augmentation à un moment donné. Et même si ça n’aboutit pas, ça peut pousser à rouvrir le dossier en négociation, parce que personne n’a envie d’un feuilleton judiciaire sur les retraites complémentaires.

Réserves Agirc-Arrco: 11 mois, et ça change le rapport de force

Le nerf de la guerre, c’est l’argent disponible. Et sur ce point, les chiffres qui circulent sont difficiles à ignorer: les réserves du régime seraient autour de 11 mois, alors que l’objectif affiché de sécurité serait plutôt de 6 mois. Quand tu as presque le double du matelas cible, tu comprends pourquoi certains syndicats parlent d’un gel « incompréhensible ». Le message est simple: « Vous dites qu’on ne peut pas, alors que les réserves montrent qu’on peut. »

Dans la mécanique Agirc-Arrco, les accords de pilotage existent justement pour préserver le pouvoir d’achat des retraités tout en gardant une trajectoire soutenable. Si les projections sur 15 ans sont jugées très bonnes, ça renforce l’argument syndical: il y aurait de la marge pour une revalorisation, sans mettre le régime en danger. Évidemment, le patronat peut répondre qu’une réserve, ce n’est pas un compte courant, et qu’on anticipe des chocs futurs. Mais politiquement, 11 mois, ça fait désordre quand tu annonces un gel.

Exemple concret: un retraité qui touche 900 euros de complémentaire. Une revalorisation de 1 % représente 9 euros par mois. Sur le papier, c’est « peu ». Sauf que pour quelqu’un qui additionne les dépenses contraintes, 9 euros, c’est une partie de l’abonnement téléphonique, un plein d’essence sur deux mois, ou une hausse de mutuelle absorbée. Et si tu multiplies par des millions de retraités, tu comprends pourquoi chaque dixième de point devient une bataille.

Le revers de la médaille – parce qu’il y en a un – c’est que puiser dans les réserves n’est jamais neutre. Même si les projections sont bonnes, elles reposent sur des hypothèses: emploi, salaires, inflation, démographie. Si tu te trompes, tu le payes plus tard. Du coup, ce débat sur les réserves, c’est un duel de prudences: prudence « budget » contre prudence « pouvoir d’achat ». Et l’action des syndicats sert aussi à forcer une décision, au lieu de laisser le gel devenir une habitude.

2026: la hausse peut venir aussi de votre CSG

Autre levier, beaucoup plus concret sur ton relevé bancaire: les prélèvements sociaux. À partir du 2 janvier 2026, le montant net de ta retraite complémentaire Agirc-Arrco peut changer si ton taux de CSG évolue. L’organisme recalcule selon ton revenu fiscal de référence, ton nombre de parts, et les seuils officiels. Trois cas: prélèvements en hausse, net en baisse; prélèvements stables, net stable; prélèvements en baisse, net en hausse dès janvier.

Ce point est souvent mal compris: tu peux avoir une pension « brute » identique, mais un net qui monte. Et pour beaucoup de gens, c’est le net qui compte – le reste, c’est de la théorie. Exemple typique: ton revenu fiscal baisse parce que tu as eu moins de revenus exceptionnels, ou parce que ta situation familiale change, et tu repasses à un taux de CSG plus favorable. Résultat: dès le paiement de début janvier pour l’Agirc-Arrco, tu vois la différence sur la ligne « net à payer ».

Il y a aussi un garde-fou: pour éviter un effet trop violent, le passage du taux réduit de 3,8 % à un taux supérieur n’est appliqué que si la hausse du revenu fiscal se confirme deux années consécutives. Ça protège ceux qui ont eu une « bonne année » ponctuelle et qui, sinon, se feraient matraquer immédiatement. C’est un détail technique, mais dans la vraie vie, ça évite des yoyos incompréhensibles d’une année sur l’autre.

Attention quand même: cette hausse du net via la CSG n’a rien à voir avec la bataille syndicale sur la revalorisation. Tu peux très bien gagner d’un côté et perdre de l’autre. Un retraité peut voir son net baisser parce qu’il change de tranche, même si une revalorisation est décidée plus tard. Et inversement, tu peux avoir un net en hausse en janvier sans qu’il y ait la moindre concession sur la valeur du point. Du coup, pour savoir ce qui t’attend, il faut regarder tes impôts autant que les communiqués sociaux.

Ce que tu peux faire maintenant, avant les décisions 2026

Première action simple: vérifie ta situation fiscale, surtout ton revenu fiscal de référence et ton nombre de parts. C’est ça qui pilote la CSG, donc ton net Agirc-Arrco au 2 janvier 2026. Si tu as eu un changement de situation (veuvage, divorce, retour à deux parts, baisse de revenus), anticipe. Beaucoup de retraités découvrent le nouveau taux quand le virement tombe, et là, c’est trop tard pour « comprendre vite ».

Deuxième réflexe: ne confonds pas revalorisation et rattrapage. La revalorisation, c’est une hausse décidée collectivement sur la valeur de service du point. Le rattrapage, c’est l’idée qu’on compense l’absence de hausse en 2025 via un mécanisme obtenu en négociation ou via une décision de justice. Les syndicats jouent sur ce terrain-là. Si ça se débloque, ça peut se traduire par une hausse en 2026, mais le calendrier dépendra des discussions et des arbitrages internes.

Troisième point, plus « terrain »: garde une trace de tes montants, mois par mois. Pas pour faire de la parano, mais parce que les variations de prélèvements sociaux peuvent être subtiles. Un retraité que je suis depuis des années sur ces sujets – ancien technicien dans l’industrie, 68 ans – a un tableau Excel tout bête: brut, prélèvements, net. Ça lui a permis de repérer une variation de taux et de demander des explications rapidement. Tu n’es pas obligé d’aimer les tableurs, mais tu dois savoir ce que tu touches.

Dernière nuance, parce qu’on ne va pas se mentir: tout ça reste suspendu à des discussions entre partenaires sociaux. Les syndicats veulent rouvrir le dossier, le patronat peut temporiser, et l’option judiciaire sert de menace crédible pour éviter l’enlisement. Si tu attends une annonce claire, surveille surtout les rendez-vous de négociation et ce qui sortira des échanges. Et en parallèle, regarde ton net en janvier 2026: lui, il ne t’attendra pas.

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