L’anglicisme freelance fait référence directement à un travailleur indépendant, un professionnel qui agit à son compte. Il englobe plusieurs domaines d’activité comme, l’esthétique, le développement web, l’informatique et la rédaction de contenu. Son champ d’action est ainsi très vaste. Avant d’adopter cette méthode de travail, il est nécessaire de le connaître correctement et de choisir son statut.

Comment choisir son statut freelance ?

Étant indépendant, le freelance travaille sans hiérarchie. Il peut définir librement ses clients, ses objectifs, ses horaires de travail, et surtout son statut. Ce dernier est obligatoire pour la création d’un contrat de freelance.

Le choix d’un statut freelance est capital, car il peut engendrer de multiples impacts sur votre vie professionnelle. Il peut se répercuter sur votre fiscalité, vos charges sociales, et même sur la performance de votre entreprise ou votre société. En plus, il n’est pas évident de changer de statut.

L’EI, l’EIRL et l’EURL sont les principales formes juridiques qu’adoptent les travailleurs indépendants. Le SASU et le portage salarial constituent aussi deux choix possibles. Chaque statut freelance offre à la fois des avantages et des inconvénients. Le choix dépend donc de votre situation personnelle, financière et sociale.

Ainsi, il n’y a pas de bon ou mauvais statut. C’est à vous d’en décider selon vos attentes. Mais certains paramètres sont à considérer pour éviter les mauvaises surprises. Tenez compte donc de l’importance de votre projet, le montant de votre patrimoine et le nombre de vos associés. Le régime social et fiscal que vous souhaitiez adopter est aussi à considérer.

Quels sont les statuts possibles ?

Un statut freelance propre n’existe pas. Mais en tant qu’indépendant, vous devez vous intégrer dans l’un des statuts juridiques existant.

Entreprise individuelle (EI)

Ce statut simplifié offre deux régimes distincts : la forme normale et simplifiée. Sur le plan social, le freelance doit s’affilier au régime social des indépendants (RSI). À noter qu’en cas de litige financier, le patrimoine personnel peut être saisi, sauf la résidence principale.

Entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL)

C’est la réforme du statut EI. Ils ont le même principe, sauf que l’EIRL permet au freelance de séparer son patrimoine personnel et professionnel. En plus, Il a aussi le droit d’adopter le principe de l’imposition des bénéfices à l’impôt sur les sociétés.

Micro-entreprise

Ce statut est avantageux, surtout pour le freelance débutant. Il vous permet de bénéficier d’un faible taux de cotisations sociales et d’une fiscalité intéressante. Vous êtes exonéré de la TVA. Par contre, votre investissement est plafonné.

Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée (EURL)

Cette forme juridique se distingue par son unique associé. En tant que gérant, vous êtes le seul décideur. Votre responsabilité est ainsi limitée, et vous êtes libre de déterminer unilatéralement votre collaborateur, et de fixer le capital de votre entreprise. Sur le plan fiscal, ce statut présente deux formes, à savoir le régime de l’impôt sur le revenu et celui sur l’entreprise.

Quels sont les statuts possibles ?

Comment valider son statut freelance ?

Devenir freelance est un projet porteur, mais vous devez savoir le valider.

Entreprise individuelle et IERL

L’entreprise individuelle est le plus simple à créer. Il vous suffit de déposer, au centre de formalités des entreprises (CFE), les dossiers suivants :

  • un formulaire PO pour la déclaration de création d’entreprise personne physique ;
  • un justificatif d’occupation du local ;
  • une information justifiée du ou de la conjoint(e) ;
  • une copie la pièce d’identité ;
  • une déclaration sur l’honneur de non-condamnation ;
  • un chèque pour les formalités de création.

Vous obtiendrez ensuite votre numéro SIRET quelques semaines après le dépôt. Le CFE pourrait vous demander d’autres pièces complémentaires, selon votre cas.

Pour passer à l’EIRL, il vous est nécessaire de fournir, en plus, une déclaration d’affectation, selon le modèle du CFE. Une liste des biens à affecter à votre entreprise doit aussi être présentée. En outre, vous devez disposer d’un compte(e) professionnel.

EURL et SASU

Par contre, la procédure pour valider une société comme l’EURL et la SASU, est plus contraignante. En effet, elle demande une préparation préalable de certains éléments justificatifs à déposer auprès du CFE. Le dépôt est sanctionné d’un récépissé et un extrait K-bis. Notez que toute démarche de validation peut se faire en ligne.

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