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Pension Carsat en février : hausse de 0,9% ou baisse surprise, le piège CSG expliqué

Vous regardez votre virement Carsat de février et vous vous dites : « Attends, c’est pas censé augmenter? » Pour certains, ça grimpe de quelques euros. Pour d’autres, c’est la douche froide, avec 30, 50, parfois 70 de moins. Et non, vous n’avez pas rêvé: les deux scénarios existent le même mois, sur le même régime. Le nœud du problème tient en deux lignes: la pension de base a bien été revalorisée de 0,9% au 1er janvier 2026, mais les prélèvements sociaux (CSG, CRDS, CASA) ont été recalculés au même moment. Résultat: si votre taux de CSG a changé, la hausse peut être avalée, voire dépassée. On vous détaille le mécanisme, avec des exemples concrets et les bons réflexes pour vérifier.

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Le virement du 9 février mélange hausse et nouveaux prélèvements

Le versement de février, c’est celui qui met tout sur la table. La revalorisation de 0,9% décidée au 1er janvier 2026 apparaît vraiment sur le paiement du 9 février (pension de janvier versée début février). Beaucoup de retraités comparent avec le virement de janvier et voient un écart net. Normal: le virement de janvier correspondait encore à la pension de décembre, donc avant la revalorisation et avant certains recalculs.

Sur le papier, 0,9% c’est simple. Si tu touches 1 000 de pension de base en net, tu t’attends à environ +9. Sauf que ton « net » dépend des cotisations sociales prélevées à la source. Et en février, la Carsat applique aussi le taux de prélèvements mis à jour. Du coup, tu peux avoir une hausse en brut, mais un net qui stagne, ou qui recule.

J’ai eu au téléphone un retraité de l’Hérault – appelons-le Jean, 72 ans – qui pensait à une erreur bancaire. Il avait entendu « +0,9% » à la radio, il a vu « -48  » sur son compte. En creusant, il est tombé sur la ligne CSG qui avait bougé. Le truc c’est que la Carsat ne « décide » pas au cas par cas: elle applique un taux calculé depuis ton dossier fiscal.

À retenir: le mois de février est piégeux parce qu’il cumule deux changements: revalorisation de la pension de base et mise à jour annuelle des prélèvements sociaux. Si tu compares juste deux virements sans regarder le détail du bulletin, tu passes à côté de la vraie explication. Et c’est là que la colère monte, parce que ça ressemble à une promesse non tenue, alors que c’est surtout un jeu de lignes.

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La CSG recalculée avec votre Revenu Fiscal de Référence 2024

La CSG sur les pensions n’est pas figée. Elle est recalculée chaque année en fonction de ton Revenu Fiscal de Référence (RFR). Pour le virement de février 2026, le taux peut être recalé à partir du RFR 2024. Et ce recalage peut te faire basculer d’un taux à un autre, même si toi, dans ta tête, « rien n’a changé ». Sauf que fiscalement, un petit franchissement de seuil suffit.

Les taux de CSG qui reviennent souvent dans les explications, c’est le taux réduit à 3,8% et le taux intermédiaire à 6,6%. Entre les deux, l’écart est violent. Sur une pension, ça ne fait pas « quelques centimes ». Ça peut faire des dizaines d’euros. Et c’est pour ça que certains voient leur pension nette baisser malgré la revalorisation de 0,9%.

Exemple très concret donné par les chiffres qui circulent: sur une pension de 1 500, passer de 3,8% à 6,6% peut coûter jusqu’à 42 par mois. Mets ça face à la revalorisation: 0,9% de 1 500, c’est 13,50. Tu vois l’addition: +13,50 d’un côté, -42 de l’autre, résultat tu finis à -28,50 environ. Et encore, on ne parle même pas des autres prélèvements type CRDS et CASA qui s’ajoutent.

Ce qui rend le truc explosif, c’est que ce basculement arrive sans « notification » spectaculaire. Tu le découvres sur le virement. Et si tu ne sais pas lire ton bulletin, tu peux croire à une erreur de calcul de la pension. Dans la plupart des cas, c’est juste un changement de taux de prélèvements. Ça n’empêche pas que, pour ton budget courses et chauffage, la nuance est assez théorique.

Les seuils de CSG ont moins augmenté que les pensions

Là, on entre dans le mécanisme qui fâche: l’effet de seuil. Les seuils servant à déterminer ton taux de CSG ont été revalorisés, mais pas au même rythme que les revenus des retraités sur les dernières années. Les chiffres qui comptent: en 2026, les seuils de CSG n’ont augmenté que de 1,8%. Sauf que les pensions de base avaient pris +5,3% en janvier 2024. Résultat: beaucoup de retraités ont vu leurs revenus progresser bien plus vite que la barrière qui déclenche un taux supérieur.

Dit autrement: tu n’as pas « gagné » au loto, tu as juste suivi l’indexation. Mais comme les seuils n’ont pas suivi pareil, tu peux te retrouver classé dans une tranche plus élevée. C’est silencieux, c’est mécanique, et ça tombe en février quand le nouveau taux est appliqué. C’est exactement l’effet de ciseau: une petite hausse de pension d’un côté, et une hausse plus forte des prélèvements de l’autre.

Sur le terrain, ça donne des témoignages très concrets. Une retraitée me racontait avoir perdu 61 sur son versement, et quand elle a appelé, on lui a répondu en gros: « c’est la CSG et le reste ». Pas plus. Et on lui a conseillé un courrier de « révision ». Tu m’étonnes que les gens se sentent baladés: tu subis une baisse, tu cherches une explication simple, et on te renvoie vers un dossier administratif.

Il y a aussi un point de comparaison qui revient souvent: la complémentaire. Pour les ex-salariés du privé, seule la pension de base progresse cette année, parce que la complémentaire Agirc-Arrco est gelée. Donc ton total retraite peut donner une impression de stagnation générale, ou de baisse, même si la base a pris 0,9%. Et psychologiquement, quand tu vois « zéro » d’un côté et « plus de prélèvements » de l’autre, tu as l’impression de payer pour rien.

Pourquoi certains voient une hausse nette malgré tout

Il ne faut pas l’oublier: il y a aussi des retraités pour qui février ressemble à une bonne nouvelle. Ceux qui restent dans la même tranche de CSG (donc même taux qu’avant) voient la revalorisation de 0,9% se répercuter plus proprement sur le net. Sur 1 000 de pension de base, ça tourne autour de +9 nets, à la louche, puisque les prélèvements n’ont pas bougé.

Il y a aussi un mécanisme de lissage qui peut protéger certains retraités proches d’un seuil, notamment autour du taux réduit. L’idée: si tu dépasses un seuil une année, la hausse de taux ne s’applique pas forcément immédiatement. Il faut que le dépassement soit constaté deux années de suite. C’est une protection utile, parce que les revenus peuvent bouger pour des raisons ponctuelles, et personne n’a envie de changer de taux de CSG sur un simple « accident » fiscal.

Concrètement, ça crée des situations où deux voisins, avec des pensions assez proches, n’auront pas le même résultat en février. L’un reste au même taux grâce au lissage, il prend son +0,9% et basta. L’autre bascule tout de suite à un taux supérieur, et il perd du net. Et là, tu as le cocktail parfait pour les conversations de palier: « Moi j’ai gagné 8 « , « moi j’ai perdu 50 « , « on se fout de nous ».

Ma nuance de vieux briscard: la revalorisation de 0,9% reste modérée. Même quand tu fais partie des « gagnants », tu ne vas pas sentir un changement de vie. Neuf euros sur 1 000, ça ne compense pas grand-chose si tes dépenses fixes ont pris plus. Donc oui, certains montent, mais la hausse est petite, et elle se voit surtout sur le papier. Le vrai sujet, c’est la lisibilité et le choc quand le net recule.

Comment vérifier votre bulletin Carsat et demander une révision

Premier réflexe: ne te limite pas au montant du virement. Va chercher le détail du paiement, le bulletin de pension, et regarde ligne par ligne. Tu veux repérer trois choses: le montant brut, le montant net, et surtout les retenues (CSG, CRDS, CASA). Si la pension brute a augmenté mais que le net a baissé, tu tiens déjà l’explication: ce sont les prélèvements qui ont changé, pas la base qui aurait été « mal revalorisée ».

Deuxième réflexe: si tu penses que ton taux de CSG n’est pas le bon, contacte ta Carsat. Dans pas mal de cas, on te demandera un courrier de « révision » pour vérifier le dossier. C’est pénible, oui. Mais c’est la porte d’entrée administrative quand il y a un doute sur le taux appliqué. Et si tu es perdu, note les montants exacts (avant/après) et la date du virement: ça aide à éviter les réponses floues.

Troisième point, très concret: garde en tête que tout part de ton Revenu Fiscal de Référence. Si ton RFR a bougé (même sans que tu aies l’impression d’être « plus riche »), ça peut suffire à te faire changer de taux. Donc, au lieu de te battre sur « la Carsat m’a enlevé 50 « , pose la question en mode factuel: « Quel taux de CSG m’est appliqué en 2026, et sur quelle base fiscale? » Tu obtiens souvent une réponse plus exploitable.

Dernière nuance: il y a une vraie frustration côté retraités parce que la baisse arrive d’un coup, alors que la revalorisation annoncée est nationale et simple à comprendre. Le système, lui, est technique, avec des seuils qui montent moins vite que les pensions certaines années. Résultat, tu peux avoir l’impression d’une hausse « annulée ». Si tu es concerné, le seul truc utile, c’est de documenter ton cas, vérifier les lignes, et demander une explication écrite quand ça coince. Après, on verra bien si l’année prochaine le même scénario se répète.

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