L’open space concerne près de 34 % des employés en France. Néanmoins, après le COVID 19, la perception de cette méthode de travail a changé. Selon une étude effectuée par Bospar, 41 % des employés américains estiment que l’open est propice à la propagation du virus. Alors, est-ce que les bureaux ouverts sont vraiment condamnés à disparaître après le coronavirus ?

Open space : c’est quoi ?

Un open space est une grande salle dotée de nombreux bureaux pour permettre à plusieurs employés de travailler dans un même lieu. Les coins de travail ouverts peuvent être séparés par des cloisons, mais dans la majorité des cas, ils ne le sont pas.

Pour l’entreprise, un open space garantit, d’abord, un gain d’espace. Ensuite, en rassemblant tous les employés dans une même salle, le contrôle de ces derniers est aussi plus facile.

Pour les employés, les bureaux partagés créent une ambiance conviviale et améliore le contact au quotidien. La communication et la réactivité sont plus fluides dans ce type de locaux.

Cependant, les bureaux décloisonnés sont souvent bruyants. On estime qu’un salarié est interrompu toutes les dix minutes en moyenne. Or, il faut au moins 23 secondes pour pouvoir se concentrer à nouveau. Face à cette situation, du temps est perdu et la productivité décline.

Outre les entreprises, le système des open spaces est également utilisé par les espaces de coworking destinés aux travailleurs freelances et aux travailleurs nomades.

Open space et coronavirus : le bon plan ?

Après la pandémie de coronavirus, l’avenir de l’open space risque de s’assombrir si le système ne se réinvente pas.

Les conséquences du COVID 19 sur l’open space

Selon les constatations, les pratiques dans les bureaux partagés ne permettent pas de respecter les mesures barrières contre le coronavirus. En effet, ces dernières années, le mètre carré par personne dans les open spaces a énormément diminué. La distanciation sociale d’un mètre utile pour limiter la propagation du COVID 19 n’est pas ainsi respectée dans la forme actuelle des espaces ouverts.

Ensuite, l’existence des espaces communs (salon, cuisine, salle de réunion, lieu de pause…) peut réunir beaucoup de salariés dans un espace clos. Une situation fortement déconseillée pour éviter la contamination.

De même, la climatisation, le partage de matériel (imprimante, téléphone, photocopieuse…) ou l’accès à certains objets favorisent la propagation du virus. Enfin, le système du flex office imposé par les open spaces augmente également le risque de contamination.

Comme les bureaux ouverts dans les entreprises, l’avenir de l’open space dans les espaces de coworking risque également de pâtir pour les mêmes raisons.

Les précautions à prendre après le COVID

Pour assurer l’avenir de l’open space et des espaces de coworking, le législateur est intervenu dans la gestion de ces bureaux partagés. Ainsi, désormais, il est recommandé de revoir la surface octroyée à chaque salarié. Pour pouvoir respecter la distanciation sociale, un espace de travail de 4 m² par personne est nécessaire.

Une autre solution consiste à séparer à nouveau les bureaux par des plexiglas de préférence. Il convient aussi d’éviter les face-à-face. Et pendant la pandémie du coronavirus, il est conseillé d’attribuer un espace de travail fixe à chaque salarié.

Pour éviter autant que possible les interactions, il est aussi prôné de planifier à tour de rôle l’accès au lieu de travail. Si possible, durant les mois à venir, il faut privilégier le télétravail pour certaines tâches ou les microworking.

Enfin, pour l’avenir de l’open space, il est recommandé de respecter les règles d’hygiène comme le port de masque ou le lavage des mains.

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